Pendant la semaine de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, les élèves de TSTHR, classe satellite du programme d’excellence « Regards croisés sur l’immigration » ont assisté à une visite sur l’esclavage. Le lendemain au CDI, ils assistaient à une présentation de l’exposition sur le racisme au CDI par le Président de l’association La France noire. Voici les points forts retenus.
La naissance du racisme moderne
Le racisme moderne s’est construit à partir du XVe siècle avec la traite atlantique et la colonisation, organisées par les puissances européennes. Des millions d’Africains ont été déportés et exploités dans les colonies américaines, tandis que des savants ont développé des théories raciales pour justifier cette domination. Ce système reposait à la fois sur la violence, des rapports de pouvoir et la diffusion de stéréotypes durables. Mis en place en Europe, en Afrique et dans les Amériques, il a profondément marqué les sociétés. Aujourd’hui encore, ses effets se ressentent, notamment aux États-Unis, où les héritages de cette histoire influencent les inégalités et les parcours des descendants d’immigrés et de colonisés.
Diogo et raphaël (TSTHR)
Falsifier l’histoire religieuse


La falsification de l’histoire commence entre le XVe et XVIe siècle. Par la modification de l’histoire religieuse, avec la représentation faussée de l’épouse de Moïse. Malgré les nombreux écrits la désignant comme une femme de couleur, elle est représentée par plusieurs artistes-peintres, notamment Botticelli ou encore Ricci comme une jeune fille blanche. En modifiant les représentations de cette façon, les aristocrates et dirigeants blancs affirment peu à peu leur supériorité et, au XIXe siècle, légitimisent leurs actions racialistes envers une population désignée comme inférieure à eux.
Amy et Oriane (TSTHR)
Quand l’État instaura le Code noir
Le Code noir a été promulgué par Louis XIV en 1685. Sa rédaction a été initiée par Jean-Baptiste Colbert alors secrétaire d’État à la marine et achevée par son fils à la mort de Colbert. Il a été rédigé pour régir la condition des esclaves noirs dans les colonies françaises, notamment en Martinique et à Saint-Domingue. Le Code noir compte soixante articles visant à fixer le statut juridique des esclaves dans les Antilles françaises. Il réglemente la vie des esclaves et des maîtres dans les colonies, notamment pour contrôler le commerce de la canne à sucre et affirmer la souveraineté de l’État dans ses territoires lointains.
Cet édit codifie l’inhumain et encadre la violence. Il fait de l’esclave un « être meuble » susceptible d’être acquis au même titre que tout bien matériel.
Mathieu et Maxence (TSTHR)
L’abolition de l’esclavage en 1848…
Qui ? Les esclaves qui étaient privés de libertés et les abolitionnistes comme Victor Schoelcher qui ont lutté contre l’esclavage. Les députés français ont aussi joué un rôle important.
Quoi ? L’abolition de l’esclavage c’est-à-dire la fin officielle de l’esclavage et la libération des esclaves.
Où ? En France et surtout dans les colonies françaises comme les Antilles (Martinique, Guadeloupe) et la Guyane.
Quand ? En 1848 pendant la Deuxième République française.
Comment ? Grâce à un décret signé par le gouvernement français. Les abolitionnistes ont fait pression et ont défendu les droits humains. Cette décision a permis de libérer des milliers d’esclaves.
… mais le code de l’indigénat dans les colonies
Certes, le gouvernement de la République abolit donc l’esclavage grâce à l’action de Victor Schoelcher. Le décret est signé le 27 avril 1848 et appliqué dans les colonies françaises. L’esclavage est alors interdit, les « esclaves » deviennent « libres » et citoyens français. Cependant, des inégalités persistent et de nouvelles formes de travail encadré apparaissent dans les colonies à partir de 1881 avec le code de l’Indigénat, ensemble de réglementations qui permettent aux administrateurs des colonies d’appliquer des peines diverses aux autochtones, sans procès jusqu’en 1946.
Arsen, Luca et Keyanna (TSTHR)
La peinture révélatrice du racisme de l’époque

Cette œuvre représente un jeune homme noir avec des attributs qui symbolisent la condition de domestique noir en métropole avec des vêtements volontairement orientalisés (turban à la turque, collier d’esclave traduisant la condition servile). La peinture de l’époque met en scène de nombreuses compositions de jeunes garçons ou filles dans l’intimité d’aristocrates. Ils sont réduits au statut d’objets, d’animal de compagnie. Cette peinture est révélatrice du racisme de l’époque. Jeanne Dubarry, maîtresse de Louis XV, avait avec elle un personnage tel que celui que l’on voit dans la peinture, Zamor, son négrillon, son « enfant noir de compagnie ».
Clarisse et Sarah (TSTHR)
L’apparition du racisme scientifique

Le racisme scientifique apparaît surtout au 18e et 19e siècle. Des scientifiques européens disent que certaines personnes sont meilleures que d’autres selon leur origine. Pour le prouver, ils regardent le corps, comme la forme du crâne, mais leurs idées sont fausses. Ces théories servent à justifier les inégalités et le fait de dominer d’autres peuples.
Karol et Marius (TSTHR)
Image en une des articles : Dalila DALLÉAS BOUZAR, autoportrait, 2018-2022. Capture écran du visuel de la journée d’étude Quand le racisme fait système. Théories, vécus et politiques Jeudi 18 juin 2026 de 9h30 à 17h au Musée de l’Histoire de l’immigration à Paris.
Articles parus dans Tous Auffray Mag n°8, mai 2026
