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Inspiré d’une histoire vraie, le film parle d’un ingénieur polonais qui se réfugie en France pendant la guerre. Il est marié à une femme française et ils ont un fils et une fille. Il essaye souvent de déposer des brevets pour ses inventions, mais ils sont refusés parce qu’il est polonais. Il est donc obligé de faire plusieurs petits boulots, mal payés et épuisants (lire l’article de Dana sur l’immigration polonaise page suivante).
Un jour, un gangster le remarque parce qu’il faisait déjà de faux papiers pour des amis polonais. Il lui propose alors de travailler pour lui et de fabriquer de faux billets. Il accepte mais tout ne se passe pas comme prévu : la police arrête le groupe, sauf lui qui réussit à s’enfuir. Malgré cela, il continue seul pendant quatorze ans, convaincu qu’il n’ira jamais en prison grâce à son talent pour la gravure et la fabrication de billets.

Halima et Louyse, 1HRB

En salle le 14 janvier 2026

La classe de 1HRB est allée le 15 octobre voir L’Affaire Bojarski au cinéma UGC Cité Bercy à Paris lors d’une avant-première. Il sort le mercredi 14 janvier 2026. Après la projection, nous avons pu échanger avec le réalisateur Jean-Paul Salomé. Tourné dans la région Île-de-France avec l’acteur principal Reda Kateb et Sara Giraudeau, qui joue le rôle de sa femme Suzanne, son film lui a pris trois ans et son budget est de 8 millions d’euros.
Gabriel, 1HRB

Photo : G. Bordet. Le réalisateur Jean-Paul Salomé à l’UGC Cité Bercy lors de l’avant-première le 15 octobre 2025.


Le billet de 100 nouveaux francs Bonaparte réputé infalsifiable. Bojarski fera des faux billets imités à la perfection pendant plusieurs années en toute discrétion dans une petite cabane de son jardin. Il sera arrêté après dix longues années de traque par le Commissaire Mattei.
Djodjo et Antoine, 1HRB


La fin justifie-t-elle les moyens ?

J’ai aimé le film car on suit l’évolution d’un personnage tout au long de sa vie passant de la pauvreté à la richesse. Cependant, on peut se poser la question si les fins justifient les moyens. A mon avis, rien ne justifie de faire des actes criminels. Il y a d’autres façons de gagner sa vie. Fabriquer et se servir des faux billets est un crime. Comme résultat, il a fini en prison et a gâché sa relation avec ses enfants. Ce qui est étonnant est la réaction du détective. Il était ainsi en admiration devant Bojarski. Je pense qu’on peut être impressionné par le travail de quelqu’un, mais on ne peut pas le respecter pour ses méfaits, car ceci banalise le crime.

Elias, 1HRB

Czeslaw BOJARSKI et ses deux complices. Le 21 janvier 1964, les faux monnayeurs Czeslaw Bojarski (au centre) et ses complices, Alexis Chouvaloff (à droite) et Antoine Dowgierd (à gauche) lors de leur arrestation par l’Office central pour la répression du faux monnayage.

Photo et illustration : Brochure de l’association Cinéma pour tous.


Une immigration oubliée : les Polonais face au racisme de la société française

En 1939, la Pologne a été envahie par l’Allemagne nazie et quelques temps après par l’URSS. Le pays a donc été détruit et est tombé dans un régime communiste. Les Polonais avaient donc peu de liberté et une grande partie vivait dans la pauvreté.
Ce qui a donc donné lieu à une immigration dans différents pays, Allemagne, Belgique, Suède et la France, pour essayer de trouver une meilleure vie. La France les a accueillis pour travailler dans les mines, les usines et les bâtiments.
Mais leur vie ici n’était pas si rose, ils travaillaient dur dans des conditions très fatigantes pour un salaire misérable.
En plus, les Polonais devaient faire face à des préjugés : “vol de travail”, “trop différents de nous”. On se moquait de leur accent, de leur façon de s’habiller ou on ne les voyait pas comme de “vrais” Français mais juste comme des ouvriers étrangers.
Malgré ça, les Polonais ont su garder la tête haute. Connus pour leur discrétion, leur travail acharné et leur solidarité. Ils ont pu créer des communautés soudées, ils ont contribué à construire la France d’aujourd’hui.

Dana, 1HRB

Articles parus dans Tous Auffray Mag n°7, janvier 2026. Merci à l’association Cinéma pour tous.