Dans les années 1960 à 1980, le Bumidom, chargé de nombreuses tâches liées à l’immigration, a retiré à de nombreuses familles réunionnaises – environ 2 000 enfants – dans 83 départements d’outre-mer, afin de les envoyer en métropole. Officiellement, il s’agissait de leur offrir de meilleures conditions de vie, mais certains y voient une volonté de « dénégrification ». Ces enfants ont été placés dans des familles, souvent blanches, où ils étaient parfois considérés davantage comme une main-d’œuvre que comme des enfants, ou soumis à une éducation forcée.
Aujourd’hui, ces faits sont à l’origine de mouvements de lutte contre le racisme, car ces pratiques sont considérées comme cruelles et injustes.
Cette situation peut être perçue comme une forme d’esclavagisme moderne, liée à des théories racistes de l’époque. Elle s’inscrit aussi dans un contexte culturel marqué par certaines représentations racistes, véhiculées notamment par des publicités comme Banania.

Au début des années 2000, les victimes de ces déplacements forcés ont tenté d’engager des actions en justice contre les autorités françaises.
À cause de ces événements, plusieurs actions ont été entreprises. Au début des années 2000, les victimes de ces déplacements forcés ont tenté d’engager des actions en justice contre les autorités françaises, qui à l’époque n’avaient rien fait pour arrêter le Bumidom.
Il aura fallu près de 30 ans pour que la responsabilité morale de ces actions soit reconnue. En 2016, une commission d’information a été créée afin que cette affaire ne soit jamais oubliée et continue d’être étudiée dans l’histoire.
Axel, Railey (TSTHR)
Photo de une : Bumidom – Île de La Réunion, au lieu-dit « Le Tremblet » (RN2), sur la commune de St Philippe – Mémoire des victimes, 2009. Auteur : Tux-Man – Wikimedia Commons.
Article paru dans Tous Auffray Mag n°8, mai 2026
